Belle campagne, mais finale amère. La sélection nationale marocaine de Valorant s’est arrêtée aux portes de l’Esports Nations Cup 2026, après un qualifier MENA disputé du 26 au 28 juin où elle aura tour à tour fait souffler le chaud et le froid.
Un parcours solide jusqu’au choc face aux Saoudiens
Tout avait pourtant très bien commencé. Le 26 juin, le Maroc s’est imposé 13-7 face aux Émirats Arabes Unis sur Haven, validant son ticket pour le bracket supérieur du tournoi. Une victoire nette, qui plaçait d’emblée les Marocains parmi les favoris de la région.
La suite s’est compliquée. En demi-finale du bracket gagnant, le Maroc a dû s’incliner face à l’Arabie Saoudite, un revers qui a renvoyé l’équipe dans le bracket des perdants, où chaque défaite devient éliminatoire.
Là, les Marocains ont su se reprendre. Ils ont disposé de l’Algérie en Lower Round 5, prouvant que le groupe avait toujours les nerfs solides malgré la pression. Mais le chemin vers la qualification repassait inévitablement par l’Arabie Saoudite et cette fois, il n’y a pas eu de rebond possible. Le 28 juin, l’Arabie Saoudite a battu le Maroc 2-0 (Breeze puis Ascent), mettant un terme définitif au parcours marocain dans ce qualifier.
Pourquoi cette défaite fait si mal
Dans le format de qualification MENA pour l’ENC 2026, il n’y a pas de droit à l’erreur collectif : seul le vainqueur du qualifier MENA obtient un billet pour la compétition finale, contrairement à d’autres régions comme l’Amérique du Nord ou l’Europe de l’Ouest, qui envoient chacune leurs deux meilleures équipes.
Autrement dit, terminer deuxième dans cette région ne suffit pas. Et c’est précisément la position dans laquelle le Maroc semble s’être retrouvé après ce double revers face à l’Arabie Saoudite.
Et maintenant ?
Rappelons que l’ENC 2026 se tiendra à Riyad, en Arabie Saoudite, et que la compétition Valorant rassemblera 32 sélections nationales, qualifiées via un mélange d’invitations directes, de qualifiers régionaux et de wildcards. Sans surprise, vu le contexte géographique du tournoi, la concurrence régionale s’annonçait particulièrement relevée pour les nations du Golfe et d’Afrique du Nord.
Pour le Maroc, ce n’est clairement pas la fin de l’histoire. La structure mise en place autour du projet — avec une figure comme johnqt à la capitainerie, déjà auréolé d’un titre international en club — montre que l’ambition est là. Reste maintenant à transformer cette expérience en résultat lors des prochaines échéances internationales.
On reste attentifs aux prochaines sorties de la sélection marocaine sur la scène Valorant.
