Ici, on ne parle pas que de consoles ou de cosplays, on explore la véritable révolution gaming et geek au Maroc. Du gamer casablancais qui affronte ses amis aux studios émergents à Rabat, le pays s’affirme comme un acteur majeur du jeu vidéo en Afrique. Nous commencerons notre odyssée ensemble en découvrant des chiffres bluffants, des anecdotes locales saupoudrées d’une bonne doses de Good Vibes, car c’est ce pourquoi nous adorons cette culture si riche et intriguant.
Marché marocain du jeu vidéo : chiffres et tendances clés
Le Maroc connaît un véritable phénomène vidéoludique. En effet, selon L’Economiste, le marché a généré 227,3 millions de dollars en 2024 et devrait croître de +30% d’ici 2027. En 2024, près de 7 millions de joueurs marocains étaient recensés (19,5% de la population), un chiffre qui pourrait atteindre 8,4 millions d’ici 2027. Cette dynamique s’explique notamment par une population très connectée et l’explosion du mobile gaming.
On joue sur smartphone : les titres casual comme Candy Crush et Royal Match font un carton au pays, tout comme les grands hits compétitifs. Côté consoles, les jeunes sont branchés sport (EA Sports FC, ex-FIFA) et combat. Les jeux de type Battle Royale (ex. PUBG) sont aussi extrêmement populaires, offrant des sessions endiablées dans les cybercafés et salons d’esport.
L’élan des institutions et incubateurs
L’État aussi constate le potentiel. Résultat, le Ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication a placé le gaming au cœur de sa stratégie (Rabat Gaming City, incubateurs Video Game Incubator, etc.). Par exemple, le Salon Morocco Gaming Expo organisé à Rabat chaque année, illustre cette volonté.
En mai 2026, la 3ᵉ édition du MGE a réuni plus de 100 exposants du monde entier, soulignant l’« objectif d’atteindre 1 % du marché mondial du jeu vidéo », d’après le ministre Mohamed Mehdi Bensaid (pour un marché global avoisinant les 300 Md$).
Durant l’Expo, des personnalités comme Kawtar Jalili (studio Kiddo Interactive) rappellent que le Maroc devient le hub du gaming en Afrique du Nord. Grâce à ces soutiens officiels et à l’essor de l’e-sport (tournois nationaux, installation de structures type Arène e-sport), le secteur se professionnalise rapidement.
Acteurs marocains : studios, créateurs et influenceurs
Le marché, c’est bien, mais la créativité marocaine, c’est mieux ! Plusieurs jeunes studios locaux montent en puissance. Par exemple, Triaxis Studio (basé à Marrakech) a créé Anir, un jeu d’énigmes 2D/3D où le joueur aide un enfant perdu dans une kasbah à retrouver son chemin. Ce projet valorise le patrimoine marocain avec des décors et énigmes inspirés du terroir. De même, Qasbah Labs (Franco-marocain) développe Rivaldom, un jeu de stratégie où l’on combat sur Terre avec des nations d’humains, d’animaux, d’IA et d’extraterrestres, prévus d’abord pour le Maroc puis à l’international. Ces créations montrent que « toutes nos créations mettent en valeur la culture et le patrimoine marocain », pour reprendre les mots d’Aziz Bakour (Triaxis).
Côté influence locale, le gaming est aussi une affaire de communauté. Le youtubeur Rachid Lansari (alias « Carte Mémoire ») est devenu une vraie star du gaming marocain, partageant astuces et humour sur ses streams. Des émissions télé en darija (comme 3ich l’game sur 2M TV) ont diffusé le gaming dans les foyers. Les tournois en entreprise (FIFA, etc.) organisés par la MDJS et les sélections nationales d’esport (équipe MDJS FIFA) montrent que jouer est désormais une discipline reconnue au Maroc. Toutes ces initiatives locales créent un terreau propice : on sent un vent de folie geek dans le pays, et les acteurs marocains veulent « écrire leur propre histoire » dans le jeu vidéo.

Culture geek et événements au Maroc
La pop culture marocaine se nourrit de nombreux rendez-vous. Outre l’esport, les festivals geeks se multiplient. Chaque année voit émerger en lieu et place des habituels festivals de musique, de conventions manga/anime/cosplay (par ex. le Shotaku Festival à Casablanca) où des artistes marocains exposent leurs créations, des concours de cosplay et des mini concerts. Même la K-pop a ses fans, nous assistons ainsi à des K-Pop Party (ex. AsianFest) qui rassemblent des centaines de jeunes à Casablanca ou Rabat.
Dans les salles obscures, le public marocain accueille avec ferveur les blockbusters fantasy ou de super-héros. L’industrie ciné locale commence à glisser vers des thèmes geeks. Nous pouvons citer par exemple, le court métrage marocain Récits de Mictlan (inspiré de jeux vidéo) ou les BD de créateurs marocains fusionnent culture locale et univers geeks. Bref, que ce soit dans les conventions, les cinémas ou sur les écrans Twitch, la geek culture bat son plein. Notre article y fera plusieurs clins d’œil : on parlera de bandes-dessinées marocaines modernes, de gastronomie geek (loukoums Star Wars, qui sait !) et de références rigolotes (kits tshirt et djellaba ?).
En résumé, le Maroc apparaît comme un territoire fertile pour les gamers et les geeks. Les statistiques de croissance, la mobilisation des institutions et les talents locaux montrent que nous sommes au cœur d’une épopée ludique.
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